Principe du reflex
Les rayons lumineux issus de l’objectif sont réfléchis par un miroir vers un dépoli sur lequel se forme l’image, ensuite ces rayons lumineux sont dirigés vers le prisme qui redresse l’image.
De fait, le viseur est aligné avec l’objectif, et fournit une visée reflex reproduisant très exactement l’image qui se formera sur le film ou le capteur au moment du déclenchement.
Rares sont les reflex qui couvrent la surface de l’image à 100%, une petite partie de l’image est cachée sur son pourtour, le viseur affichant environ 98% du champ photographié.
Le principal avantage de l’appareil reflex est l’absence totale d’erreur de parallaxe contrairement aux appareils compacts à viseur. Cet avantage est moins évident comparé aux compacts numériques à visée sur un écran LCD qui fournissent un cadrage aussi exact.
Objectif
Acheter un reflex nécessite un minimum de réflexion.
Le système reflex n’est intéressant que si l’on envisage de profiter de la possibilité de changer l’objectif pour adapter son équipement à la scène à photographier.
Il faut envisager dépenser plus pour la partie optique que pour l’achat du boitier pour bénéficier d’un équipement cohérent de bonne qualité.
La qualité d’un objectif dépend de plusieurs critères.
La capacité d’une optique à capter la lumière, est une donnée importante pour le confort de visée puis la possibilité de photographier en basse lumière, sans utiliser pour autant une valeur ISO élevée. Cette caractéristique est indiquée par l’ouverture maximum gravée sur la face avant de l’objectif.
Par exemple la valeur f/2 correspond à un objectif très lumineux, f/2,8 à un objectif lumineux.
Sur un zoom le premier chiffre correspond à l’ouverture maximum à la focale la plus courte, le deuxième à l’ouverture maximum à la focale la plus longue.
Par exemple un 1 : 3,5-6,3 / 18-250 mm correspond à un objectif dont les focales s’étendent de 18 à 250 mm.
L’ouverture maximum est de f/3,5 pour la focale de 18 mm et f/6,3 pour la focale de 250 mm. ; un objectif peu lumineux.
On doit préférer un objectif plus lumineux à ouverture constante.
Plus onéreux la qualité d’image obtenue justifie amplement l’effort financier.
Je ne le répèterai jamais assez, c’est l’objectif qui fournit la qualité finale de l’image et non pas le boitier, principalement en argentique.
En numérique, le capteur faisant partie intégrante du boitier, il faut aussi être attentif au type de capteur retenu par le fabriquant et ne pas tomber dans le piège marketing des nombre toujours plus élevé de pixels.
Il n’est pas rare que le nouveau venu offrant plus de pixels fournisse de moins bonnes images que le modèle précédent. Dans ce cas vive l’occasion : pour beaucoup moins cher, on profite d’un meilleur appareil photo.
Même si c’est moins flatteur, il vaut mieux se contenter d’un boitier bas de gamme équipé d’un bel objectif que le contraire.
Un objectif peu lumineux ne permet pas de doser correctement la profondeur de champ et limite l’usage des temps de pose élevés.
Focale
La distance focale, à angle de prise de vue constant, dépend de la taille du film ou du capteur.
Les amateurs se sont habitués aux focales construites pour les reflex argentiques utilisant du film 24 x36 mm.
La plupart des reflex numériques ont des capteurs de taille inférieure.
Pour simplifier le raisonnement, les focales sont indiquées en équivalence 24 x36 mm.
Il suffit d’appliquer un coefficient de 1,5 à 1, 6 selon les marques pour trouver la focale résultante sauf pour les capteurs "Full-frame" de taille identique à une image 24 x36 mm.
Par exemple, en reprenant notre objectif de 18-250 mm, il correspond à un 28-380 mm (18 x 1,5 = 27 et 250 x 1,5 = 375 mm) sur un Pentax K20D
Vitesse d’obturation ou temps de pose
La plage de temps de pose est considérablement plus étendue sur un reflex comparé à un compact.
Tous les appareils modernes permettent le 1/4000ème de seconde ce qui permet de figer les mouvements rapides, sport, chute d’eau etc.
Le retard au déclenchement est considérablement plus court sur un reflex numériques ou un reflex argentique. (200 à 300 millisecondes)
En photographie de sport, portrait, photo animalière, reportage, l’utilisation du reflex s’impose.
Définition
Beaucoup de gens pensent qu’un capteur de 14 mégapixels fournit des images de meilleure qualité qu’un capteur de 3 mégapixels, ce qui est faux.
Le nombre de pixels indique seulement la possibilité d’agrandir l’image pour obtenir un tirage photo.
Il est possible d’obtenir un grand tirage de médiocre qualité si le capteur est de petite dimensions, même s’il offre 12 mégapixels !
Le secret d’une bonne photo réside dans l’alliance d’un grand capteur, d’un nombre moyen de pixels, d’un très bon objectif et d’un taux de compression limité.
Capteur
Les appareils compacts numériques, à cause de leur petite taille, sont équipés de capteurs très (trop ?) petit.
Les capteurs de haute définition (10 à 12 mégapixels) sont construits sur une même surface qu’un capteur de 5mégapixels, les photosites d’un capteurs qui génèrent les pixels, sont plus petits d’où la présence courante d’artefacts, défaut dû au reflet d’une source lumineuse.
Les reflex sont un peu mieux protégés de ces inconvénients étant équipés de capteurs de plus grande taille. Les photosites de plus grande taille captent mieux la lumière.
Malgré cela, l’augmentation constante du nombre de pixels, sans augmenter la taille des capteurs oblige à traiter violemment le signal fournit par le capteur, ce qui n’est pas sans conséquences sur la qualité de l’image finale.
L’avenir verra probablement une augmentation de la taille des capteurs dès que les coût de fabrication le rendra acceptable financièrement.
RAW ou JIPG ?
Le format RAW n’est pas standardisé comme le format jpg.
Chaque fabricant d’appareils numériques développe son propre format raw.
Le format raw enregistre les données brutes fournies par le capteur.
On a l’habitude de dire qu’un fichier Raw serait l’équivalent d’un négatif en argentique.
Un fichier jpg serait comparé à un tirage papier, toutes proportions gardées.
Le format RAW est un format sans compression, les fichiers sont plus volumineux et nécessitent des cartes mémoire de haute capacité. De plus, chaque photo doit être traitée à l’aide d’un logiciel adapté, ce qui s’avère assez long et fastidieux pour beaucoup.
Comme certains photographes adorent s’enfermer des journées entières à faire du laboratoire argentique pour tirer leurs photos couleur ou noir et blanc, il y a des personnes pour qui passer des heures sur leur ordinateur ne compte pas du moment qu’ils sont persuadés de tirer de cette façon la quintessence de leurs images.
D’autre préfèrent un résultat moins exceptionnel en se tournant vers des photos toutes faites qu’ils pourront améliorer dans de moindres proportions, en se tournant vers le format jpg.
De nombreux reflex permettent d’enregistrer simultanément en jpg et en raw.
C’est certainement une bonne solution : les photos courantes sont conservées sur l’ordinateur en jpg et les quelques photos exceptionnelles sont
également conservées en raw, pour un traitement spécial durant les longs week-end pluvieux.
Les principaux avantages du mode RAW
pas de compression d’où une meilleure qualité d’image ;
la possibilité de choisir le format tiff ou Jpeg pour l’image finale ;
une meilleure interpolation des couleurs ;
un taux d’échantillonnage sur 12 bits ou plus contre 8 pour le Jpeg ce qui permet un meilleur rendu chromatique et plus de détails dans les basses lumières ;
la possibilité de modifier certains paramètres après la prise de vue (notamment la température de couleur) ;
la possibilité de réaliser les réglages de l’image sans détérioration ni perte de pixels ;
la possibilité d’enregistrer les paramètres appliqués à une image RAW pour un traitement par lot des images prises dans les mêmes conditions.


