Hyperfocale et PdC
L’hyperfocale ou distance hyperfocale parait compliquée à mettre en œuvre, il n’en est rien. Ces deux exemples vont vous montrer comment profiter en toute occasion de la profondeur de champ maximum.
La distance hyperfocale, plus couramment appelé “l’hyperfocale”, est utilisée lorsque l’on veut obtenir la plus grande profondeur de champ possible pour un diaphragme donné.
Hyperfocale en pratique
Le fonctionnement en est très simple.
Très utilisée par les reporteurs avant l’arrivée des systèmes autofocus, l’hyperfocale permet encore aujourd’hui de photographier plus vite qu’avec un système autofocus.
Cette technique repose sur le fait que l’œil accepte un certain degré de flou dans une image, qu’il considère encore net.
Tant que le sujet est compris dans cette valeur de flou acceptable, il apparait net sur l’image.
C’est ce que l’on appelle couramment la profondeur de champ.
Il s’ensuit qu’il existe une zone de profondeur de champ maximum pour chaque diaphragme de l’objectif.
En pratique, il faut disposer d’un objectif sur lequel sont reportées les valeurs de profondeur de champ.
Sur ce premier exemple présenté sur cette page, le photographe a décidé d’utiliser un diaphragme de f/8.

Il suffit de mettre le repère infini (8) en correspondance avec le repère hyperfocale 8.
Dans cet exemple, la profondeur de champ maximum obtenue s’étendra de 1 m à l’infini, la mise au point précise se situant à 1,5 m.
Sur ce second exemple, en utilisant un diaphragme de f/5,6, la profondeur de champ s’étend de 1,5 m, la mise au point précise se situant entre 3 et 4 m.

Ces deux exemples sur l’hyperfocale vous permettent de constater qu’en passant du diaphragme f/8 au diaphragme f/5,6, la profondeur de champ est passée de 1 m à l’infini à 1,5 m à l’infini.
Avantages de l’hyperfocale
L’intérêt de cette technique est de pouvoir déclencher sans même mettre l’œil au viseur !
Le gain de temps en reportage est extraordinaire.
L’hyperfocale se révèle beaucoup plus rapide que les meilleurs systèmes autofocus.