- Format de films et formats
- Kodak Disk
- Formats de film 110
- Format 126
- Format 135
- Format 120 / 220
- Plan-film
- Pellicule et sensibilité
- Pellicule et norme ASA
- Pellicule et norme DIN
- Norme ISO
- Pousser une pellicule
- Pellicule et latitude de (...)
- Pellicule et contraste
- Pellicule et grain
- Pellicule et équilibre chromati
- Pellicule et conservation
Format de films et formats d’images
Avec une même pellicule, appelée aussi film, selon l’appareil utilisé, il est possible d’obtenir des images de différents formats.
Les numéros donnés pour référencer les films proviennent de la nomenclature Kodak.
Cela ne correspond pas toujours à une dimension réelle du film mais plutôt à un code de projet.
Kodak Disk
Une folie lancée par Kodak !
Un chargement ultra-simplifié.
Des appareils miniatures.
Une pellicule ridiculement petite vendue à prix d’or, ne permettant pas d’agrandir au-delà du 13x18 ou 15x21 !
Une poule aux œufs d’or disparue prématurément bien avant la grippe aviaire et personne ne s’en plaindra !
Formats de film 110
Le format de film 110 était réservé au public amateur.
Abandonné depuis plusieurs années, l’intérêt du format 110 était d’obtenir des appareils de petit volume au chargement très simplifié.
La pellicule était fournie pré chargée dans une cassette de matière plastique qu’il suffisait de glisser dans l’appareil photo, sans aucune manipulation.
La pellicule en elle-même était de bonne qualité.
Le presse film incorporé était réduit à sa plus simple expression.
À cause de ce système de presse film, la pellicule pouvait se déplacer d’avant en arrière, par rapport ou plan image théorique. Il s’ensuivait un grand nombre de photos à la netteté très approximative !
L’autre avantage, moins avouable était, du fait de la nouveauté, de permettre de nous vendre une toute petite quantité de pellicule, pour le prix d’une grande !
Format 126
Plus ancien que le 110, la pellicule, plus grande permettait d’obtenir un négatif de 27 x 27 mm.
Et des tirages de moins mauvaise qualité qu’avec le 110 !
Ces deux formats, 110 et 126 ont disparu, ce n’est réellement pas un malheur non plus !
Ces petits formats étaient rendus possible par l’évolution rapide des techniques de fabrication des objectifs.
Depuis l’invention de la photographie, les formats de pellicule n’ont cessé de se réduire, rendant le matériel plus maniable.
Kodak a tenté de dépasser les limites du raisonnable avec le système Disk.
Malgré la facilité d’emploi cette gamme d’appareils à été boudé, comme le sera plus tard l’APS.
Format 135
Ont dit aussi 35 mm ou 24x36.
Pendant longtemps les appareils photo qui utilisaient ce format de film fournissaient obligatoirement des négatifs ou des diapositives de 24 mm x 36 mm.
Inventé par les concepteurs du Leica, il s’est imposé à toute la population photographe, amateurs et professionnels.
C’est dans ce format que l’on trouve la plus grande variété de pellicules.
Il fournit un format d’image de 24 x 36 mm.
Dérivé du film cinématographique, il dispose de deux rangées de perforations pour l’entraînement.
Économique, il permet pour les gros consommateurs, d’acheter le film en boîte de 25 ou de 50 mètres et charger soi-même ses cartouches.
Il est commercialisé en trois dimensions pour obtenir 12,24 ou 36 poses dans des cartouches identiques en dimensions.
Durant de nombreuses années ces films étaient proposés en 12, 20 et 36 poses. C’est assez récemment que la logique s’est imposée d’avoir des multiples de 12 !
Dans les années 70, les Japonais ont fabriqué des appareils demi-format, 18 x 24 mm, la taille d’une image de cinéma, permettant d’obtenir deux fois plus d’images avec une même pellicule soit 72 poses maximum.
Pour des utilisations scientifiques ou spéciales, il existe des dos de 250 vues.
Récemment, Hasselblad a créé un appareil photo à format variable permettant d’obtenir des images panoramiques de 24 mm x 62 mm.
Format 120 / 220
Ce format, identique en largeur à l’ancien format 620, est utilisé de nos jours dans des appareils professionnels appelés “moyen-format”.
La pellicule de format 620 est roulée sur des bobines métalliques dont l’axe est d’un diamètre plus petit que le 120 ou le 220.
Quand ces deux formats étaient vendus simultanément, il était courant de demander une “pellicule 6 x 9, petit trou” quand on voulait du 620, “gros trou” quand on voulait du 120 !
Le 120 est identique en largeur au 620 et 220.
La pellicule 220 est d’une longueur double à la pellicule 120 et permet pour un appareil photo donné, d’obtenir deux fois plus de poses.
La pellicule 120 est doublée sur toute sa longueur, comme le 620, d’une feuille de papier.
Pour gagner en volume, la pellicule 220 n’a du papier qu’au début et à la fin de la bobine.
Ceci à de deux conséquences majeures.
Sur des appareils photo amateurs, sur lesquels une petite fenêtre ronde, permet d’afficher le numéro de la vue en cours, il ne faut pas que la lumière puisse atteindre la pellicule.
Seules, les pellicules 120 et 620 sont utilisables.
Pour les appareils anciens, à soufflet, en général, on ne trouve plus de bobines 620.
Avec un minimum de précaution, il est possible de rouler de la pellicule 120 sur vos vieilles bobines en métal 620.
Il est possible de bricoler un système pour ramener le diamètre du trou du 120 à celui du 620, ce qui est préférable.
N’utilisez surtout pas de pellicule 220, elle se retrouverait totalement voilée.
Pour utiliser de la pellicule 220 dans un appareil moyen format, il faut penser à régler le presse film sur la position 220, pour compenser la différence d’épaisseur de la pellicule, due à l’absence de papier.
Vous devrez également faire attention à faire coïncider le départ de la pellicule avec le repère 220.
Ces formats permettent d’obtenir des formats d’images exprimés en centimètres de :
4,5 x 6 ;
6 x 6 ;
6 x 7 ;
6 x 8 ;
6 x 9 ;
pour les plus courants.
Tous les formats que nous venons de voir entrent dans la classe des roll-film.
C’est-à-dire des films souples roulés sur une bobine.
Il existe un autre type de film utilisé couramment dans le milieu professionnel : les plan-film.
Plan-film
Le Plan-film existe en une grande variété de pellicules noir et blanc, couleur, inversible, instantané.
Descendant de la plaque de verre, moins fragile, il se présente sous la forme d’une feuille semi-rigide.
Chaque film permet de prendre une seule vue.
Il est possible de prendre plusieurs poses sur une même vue dans le cas d’une surimpression !
Les formats les plus courants sont :
6 x 9 ;
10 x 12,5 cm ou 4 x 5 inch ;
13 x 18 ;
20 x 25 cm ou 8 x 10 inch.
Pellicule et sensibilité
La sensibilité est la capacité d’une pellicule à réagir à la lumière.
Aujourd’hui, cette sensibilité est normalisée et exprimée en indice ISO.
Ce système ISO regroupe deux anciens systèmes, la norme américaine ASA et la norme allemande exprimée en °DIN.
Pellicule et norme ASA
La norme ASA, beaucoup mieux connu des amateurs que la norme DIN, est très simple à utiliser.
Chaque fois que l’indice ASA double, la pellicule est deux fois plus sensible à la lumière.
En pratique une pellicule 100 ASA aura besoin de deux fois plus de lumière pour produire la même image qu’une pellicule de 200 ASA.
De la même manière, une pellicule de 200 ASA aura besoin de deux fois plus de lumière qu’une pellicule de 400 ASA.
L’échelle ASA courante s’étend de 25 à 3200 ASA.
Les progrès dans ce domaine ont été spectaculaires.
En 1975, les pellicules de haute sensibilité, pour les amateurs s’arrêtaient à 400 ASA !
Il y a actuellement un glissement vers le haut de l’échelle et les pellicules de 25 et 50 ASA disparaissent.
C’est dommage, elles offraient une finesse incomparable.
Pellicule et norme DIN
Pour doubler la sensibilité de la pellicule, il faut augmenter l’indice de 3 °DIN.
Par exemple une pellicule 100 ASA correspond à une pellicule 21 ° DIN.
Une pellicule de 200 ASA correspond à une pellicule 24 °DIN.
Une pellicule 400 ASA correspond à 27 °DIN.
Plus utile, chaque °DIN correspond à un 1/3 de valeur.
Difficile de ressentir la correspondance entre une ISO 125/22°, une ISO 160/23° et une ISO 200/24° !
Avec les °DIN, c’est très simple ! Une 125/22° est 1/3 de cran (1/3 de diaph, si vous préférez) plus sensible qu’une 100/21° !
Une ISO 160/23 est 2/3 de diaph plus sensible qu’une 100/21° ou 1/3 de diaph moins sensible qu’une 200/21° !
Très pratique si vous voulez surexposer 1/3 de valeur, vous affichez 1° DIN en moins sur la cellule.
Pour sous-exposer 1/3 de valeur, vous affichez 1°DIN en plus sur la cellule ; idéale pour la diapo quand le correcteur d’exposition de l’appareil photo ne varie que par demi-valeurs ou pire en valeurs entières !
Norme ISO
La norme ISO se contente de regrouper les deux systèmes ASA et DIN.
Sur l’emballage des pellicules figure la double indication : ISO 100/21°, ISO 400/27°.
Pousser une pellicule
“Pousser” la pellicule permet de palier le manque de lumière ou de sensibilité de la pellicule pour choisir certains réglages sur l’appareil photo !
Cela revient à afficher sur le réglage de la cellule une sensibilité plus élevée que celle utilisée réellement.
Par exemple la pellicule est une ISO 100/21° et une une pellicule ISO 400/27° serait nécessaire.
Votre système de mesure sera “trompé”.
Il appliquera les réglages correspondants à une pellicule quatre fois plus sensible.
C’est-à-dire correspondant à une pellicule qui aura besoin de quatre fois moins de lumière !
L’ensemble diaphragme/obturateur laissera entrer quatre fois moins de lumière que nécessaire.
La pellicule recevra donc quatre fois moins de lumière qu’elle ne devrait.
Elle sera sous-exposée de deux valeurs.
Pour rattraper cette erreur volontaire, il faudra sur développer au moment du traitement chimique.
Quel est en fin de compte l’intérêt de cette manipulation ?
Cela permet de fermer le diaphragme de deux crans pour obtenir plus de profondeur de champ ou bien de fermer l’obturateur de deux crans, pour mieux immobiliser votre sujet.
Pousser une pellicule donne un résultat final moins bon que d’utiliser une vraie ISO 400/27 ° !
La dégradation de l’image sera mineure si la photo était réalisable, avec un autre réglage bien entendu, avec la pellicule ISO 100/21 °.
Vouloir obtenir une image de qualité lorsqu’il y a un manque cruel de lumière est illusoire.
Pousser une pellicule, fait monter le contraste et le grain de la pellicule, ce qui peut être un choix esthétique.
C’était une grande mode dans les années 70.
Pour obtenir beaucoup de grain dans ce style, utilisez des pellicules traditionnelles comme "Forté".
Les pellicules modernes n’auront pas une grande augmentation de la granulométrie.
Pellicule et latitude de pose
La latitude de pose indique la capacité d’une pellicule à enregistrer simultanément des zones très sombres et des zones très claires.
Une pellicule à grande latitude de pose permet d’enregistrer des scènes très contrastées.
Une pellicule à faible latitude de pose, comme les films inversibles en général, sont difficile à utiliser en extérieur, par grand soleil, notamment en vacances !
Pellicule et contraste
Une pellicule très contrastée offre peu de zones intermédiaires entre le noir et le blanc.
Au contraire une pellicule peu contrastée offre une très grande variété de valeurs intermédiaires, de gris intermédiaires entre le noir et le blanc.
En général, plus la sensibilité ISO augmente, moins la pellicule est contrastée.
Plus vous poussez une pellicule, plus vous augmentez le contraste, les valeurs intermédiaires disparaissent.
Une pellicule contrastée augmente le rapport de contraste de la scène photographiée.
Pellicule et grain
On aime ou pas !
En ce qui me concerne, ça dépend du sujet.
Pour certains portraits, un nu, je désire une pellicule sans aucun grain.
Pour un visage ridé, buriné, un grain important peut renforcer le sujet !
Les particules d’halogénure d’argent contenues dans la pellicule sont beaucoup trop petites pour être visibles à l’œil nu, même après agrandissement.
Pendant le développement s’opère une migration de ces particules qui se regroupent pour former des amas argentiques.
Ce sont ces amas qui donnent cette structure particulière du grain de la pellicule.
En sur développant une pellicule poussée, on favorise cette migration en augmentant le temps d’action du révélateur.
Les amas sont plus importants d’où une “montée” du grain.
Il existait des pellicules magnifiques, en noir et blanc de 25 ISO (Agfa) et 32 ISO (Kodak) malheureusement disparues.
Bien exposées, bien développées, elles offraient une finesse et une richesse de détails extraordinaires, sans aucun grain.
Pellicule et équilibre chromatique
C’est la faculté, pour une pellicule couleur, d’enregistrer les couleurs avec ou sans dominante.
Pour flatter les goût de leur clientèle, les fabricants ont tendance à régler l’équilibre chromatique de leurs pellicules en fonction des pays où celles-ci seront vendues. Une même référence peut donner des photos plus bleutées aux États-Unis et tirant un peu sur les rouges en France.
Un équilibre chromatique
chaud exagère l’enregistrement du jaune et du rouge.
neutre apporte un équilibre très agréable dans la reproduction des couleurs. Très appréciées en portrait, mariage et nu.
froid a tendance à enregistrer un peu fort les tonalités bleues au détriment des jaunes et rouges.
Pellicule et conservation
Avant utilisation, conservez vos pellicules dans l’emballage d’origine.
Évitez de les exposer à la chaleur, le meilleur endroit étant le compartiment à légumes du réfrigérateur.
Si pour une raison quelconque vous ne pouvez pas utiliser vos pellicules avant la date de péremption, n’hésitez pas à les mettre congélateur !
À -20 °C, vous les retrouverez intactes dix ans après !
Cette méthode est déconseillée par Polaroïd pour les pellicules instantanées.
Personnellement, je m’y suis risqué plusieurs fois sans déboire...
À vous de voir !
Pour en savoir plus sur :
Les pellicules I
pellicules photo II
Filtre gris neutre
Spectre visible
Code ou codage DX
Synthèse additive
Synthèse soustractive
Température de couleur
Indice de lumination et gris neutre
ISO, DIN et ASA